Les cultures d’OGM en France au pied du mur

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La levée de la clause de sauvegarde de la France sur le maïs transgénique MON 810 et l’interdiction européenne de commercialiser du miel contenant du pollen transgénique ont intensifié le débat sur les OGM et en particulier celui de la coexistence.  

© Photo-libre.fr

Faire coexister des cultures OGM à côté de cultures sans OGM est l’un des piliers du débat politique français. La loi de 2008 garantit « le droit de cultiver avec ou sans OGM ». Le gouvernement peut donc prendre sans délai un arrêté d’interdiction de culture, de cession et de circulation des semences OGM pour respecter le droit des apiculteurs.

Le Haut Conseil des Biotechnologies (HCB) vient de rendre publique la position de son Comité scientifique sur les conditions de la coexistence (1) : C’est possible mais uniquement en accordant un taux de contamination jusqu’à 0,9 %. Or aujourd’hui, un produit étiqueté “sans OGM” vous garantie une contamination inférieur à 0,1 % . Les contraintes nécessaires à la limitation de la dissémination en plein champs (distances d’isolement, barrières tampon,...) et aux contaminations lors des processus industriels (transports, stockage, transformation) sont dissuasifs et couteux. Ces contraintes sont les murs que nous devons ériger pour empêcher les développements des cultures commerciales d’OGM et garantir le respect des productions préexistantes, notre environnement et le droit des consommateurs de dire non.

Alors une solution apparait, celle de créer des territoires sans OGM mais avec des apiculteurs. Ces territoires sans OGM doivent être la France et le monde. Citoyens solidaires et responsables, les cultures d’OGM que nous refusons ici, nous les refusons la-bas.

Dominique Macé
Collectif OGM 35

(1)17 janvier 2012 – hautconseildesbiotechnologies.fr

Plus d'infos :

Collectif OGM 35 : http://www.mce-info.org/ogm 

 

HARO SUR LE MAIS MON 810

"Aux agriculteurs qui disent hésiter à acheter du maïs Mon 810, nous disons: nous nous opposerons à la culture du Mon 810, donc ce n'est pas la peine d'acheter des semences de Mon 810", a déclaré Nathalie Kosciusko-Morizet le 23 janvier. Certifiant aux opposants OGM et aux apiculteurs que "le gouvernement prendra une "clause de sauvegarde (pour interdire la mise en culture du Mon 810) avant la période des semailles mais pas trop tôt avant pour que la Commission européenne n'ait pas le temps de la remettre en cause (comme en 2008)".

L’Europe perd sa recherche sur les OGM commerciaux - interrogé par le site Paysan breton, l'ensemble du lobby OGM semble accuser le coup. A part peut-être chez Limagrain où Daniel Chéron se veut optimiste et envisage même la reprise d’essais en France « au mieux dès 2013 », après une année électorale peu propice aux prises de positions tranchées par les politiques.

 

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