Nolwenn Brunel a nommé son e-boutique D’Addis et d’ailleurs en hommage à Addis Abeba, la capitale éthiopienne où son projet a pris forme. Après avoir passé deux ans à Djibouti, cette ancienne chargée de communication pour les Forces françaises décide, de retour en Bretagne, de monter sa boutique de vente par correspondance. « Quand je suis rentrée, il y avait ici un véritable engouement pour la décoration et pour Internet. » Elle repart alors en Afrique pour ramener, d’abord, de l’artisanat religieux. Puis elle découvre, à Addis Abeba, un atelier de tissage et de décoration fabriquant des produits à la fois traditionnels et design, de très grande qualité. « Les fabricants revisitent des thèmes traditionnels en travaillant sur des cahiers de tendance », explique-t-elle. L’atelier fait travailler 120 personnes en commerce équitable – la « cerise sur le gâteau » pour Nolwenn Brunel. Elle commence donc par importer leurs produits, avant d’étendre sa gamme. Elle travaille désormais avec la Syrie, d’où elle importe du verre soufflé, le Maroc, pour les bijoux berbères et le Swaziland, d’où proviennent ses chemins de table en herbe. « Je fais uniquement du haut de gamme », précise-t-elle, disposant d’une palette d’environ 200 produits, tous issus du commerce équitable.
Grossiste dans la décoration
Depuis peu, Nolwenn Brunel commence aussi à développer des partenariats avec des boutiques de décoration en France. Membre du World Fair Trade Organization (WFTO), anciennement International Fair Trade Association (Ifat), une association internationale regroupant plus de 350 structures du commerce équitable à travers le monde et de Boutique solidaire Bretagne (lire l’article « Consommer autrement en Bretagne ? »), Nolwenn Brunel souhaite désormais s’implanter comme grossiste. Une manière d’introduire le commerce équitable dans les boutiques de décoration.
par