Le voilier zéro-émission du projet Eco sailing a été conçu avec la participation des internautes via le site Kiss Kiss Bank Bank. En septembre, le bateau est parti de Bretagne pour effectuer un tour du monde. © Eco sailing

Actualités

Transition énergétique : une avancée à concrétiser

Mardi 14 octobre, l'Assemblée nationale a voté le projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte en première lecture. Le texte de la Ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, devrait permettre d'engager la France dans une nouvelle dynamique avec des objectifs ambitieux en termes de développement des énergies renouvelables et de réduction de la part du nucléaire.

Enercoop se félicite des avancées du texte, avec la promotion de l'économie circulaire proposant de nouveaux modes de consommation et de production, et la reconnaissance du rôle que peut jouer l'économie sociale et solidaire dans cette transition, grâce notamment au financement participatif des énergies renouvelables.

Une des évolutions majeures pour Enercoop est l'ouverture de l'obligation d'achat, dispositif de soutien aux énergies renouvelables jusqu'à présent réservé à quelques acteurs, dont principalement EDF, à des organismes qui seraient agréées par l'État. Enercoop pourrait être l'un de ces organismes, ce qui faciliterait la réalisation de son modèle de circuit court rapprochant les consommateurs des producteurs à l'échelle d'un territoire.

Toutefois, il convient de rester vigilant quant aux moyens mis en place pour atteindre les objectifs fixés, afin que ceux-ci ne demeurent pas de vaines déclarations. Il reste encore du chemin à parcourir avant que la transition énergétique prenne effet avec les derniers examens parlementaires et l'élaboration des textes réglementaires.

Plus d'infos : www.enercoop.fr/

Les super-bénéfices autoroutiers doivent financer la mobilité durable

La FNAUT est choquée que la ministre de l’Ecologie, après avoir fait échouer le projet d’écotaxe poids lourds, propose aujourd’hui une baisse des péages autoroutiers et même la gratuité des autoroutes le week-end ou aux heures de pointe.

Vouloir stimuler ainsi la circulation routière est irresponsable dans le contexte environnemental actuel, et totalement contradictoire avec la présentation d’une loi sur la transition énergétique.

Suite à l’abandon consternant de l’écotaxe, l’Etat manque dramatiquement de ressources et ne parvient pas à financer les projets d’avenir : transports collectifs urbains en site propre, lignes à grande vitesse et modernisation du réseau ferré classique (il manque plus d’un milliard d’euros par an pour enrayer son vieillissement).

Les super-bénéfices autoroutiers doivent servir à financer les infrastructures de mobilité durable et non à baisser les péages ou à financer de nouveaux projets autoroutiers.

Une baisse des péages autoroutiers ne pourrait par ailleurs qu’inciter les voyageurs à délaisser les transports publics, dont l’équilibre financier est aujourd’hui fragilisé.

La FNAUT regrette que la ministre de l’Ecologie propose une baisse des péages autoroutiers alors qu’elle n’a pas protesté lors de la hausse de la TVA sur les transports publics, dont une utilisation accrue permettrait des économies importantes de pétrole et une réduction des nuisances routières.

 

Plus d'infos : www.fnaut.fr/actualite/

Contacts presse :

  • Jean Sivardière, président de la FNAUT : 04 76 75 23 31
  • Fabrice Michel, responsable communication : 01 43 35 35 75

Comment mieux vivre au travail ?

Le 14 octobre dernier, Harmonie Mutuelle, Bretagne Durable magazine et le Conseil général du Finistère, co-organisaient un temps d’échange en faveur du « mieux vivre au travail », au cinéville de Quimper. Premier constat de ce temps d’échange qui a réuni une douzaine d’intervenants de renom- dont Jean Ollivro (écrivain, président de Bretagne prospective), François Miquet-Marty (président de l’Institut Viavoice)… « Dans un contexte de crise économique, les salariés bretons sont de plus en plus demandeurs d’une meilleure prise en compte des enjeux de santé au sein des entreprises », a exposé Jean Ollivro face à un public averti. « Etre en bonne santé en entreprise est un facteur de cohésion collective, mais aussi un atout compétitif pour une majorité de salariés et de dirigeants » a poursuivi de son côté Virginie Malnoy, directeur général adjoint d’Harmonie Mutuelle. Et François Miquet-Marty, le président de l’Institut Viavoice de poursuivre : « Si une très large majorité des salariés et de dirigeants pensent que l’état de santé des travailleurs reste globalement bon dans leur entreprise, leurs avis divergent sur l’importance des actions menées en matière de santé », suite à une récente étude réalisée en partenariat avec Harmonie Mutuelle auprès de 1000 salariés et 500 dirigeants. Comment les entreprises prennent-elles en compte la santé de leurs employés? Comment la prévention peut-elle faciliter la vie des salariés au sein des entreprises ? Et en quoi la généralisation de la complémentaire santé peut-elle permettre davantage de prise en compte de la santé dans les entreprises ? Autant de questions auxquelles les intervenants ont répondu durant 3 débats filmés que vous pourrez retrouver début novembre sur les sites web des co-organisateurs.

Plus d’infos

www.harmonie-mutuelle.fr
www.bretagne-durable.info
www.cg29.fr

Mieux vivre à l’école ?

A l’invitation d’Harmonie Mutuelle, de Bretagne Durable magazine et du Conseil général du Finistère, 300 collégiens quimpérois ont participé le 14 octobre dernier à un forum-théâtre avec la compagnie Alter Ego. Ils ont pu réagir suite à des scénettes mettant en scène les difficultés de leur quotidien. Et ont pu aussi être acteurs pour changer la fin des séquences, afin de « mieux vivre à l’école ». Outre ces ateliers pédagogiques, des animations santé ont également été proposées par l’association quimpéroise Aux goûts du jour, pour sensibiliser les jeunes aux enjeux alimentaires.

 

Légende

De gauche à droite : Virginie Malnoy (directeur général adjoint d’Harmonie Mutuelle Bretagne-Normandie), Magali Chouvion (rédactrice en chef de Bretagne Durable), Serge Charpentier (Ciss Bretagne), Franck Pontruché (Cabinet Fidal), Cyr Dioré (Coviaé), Jean-Ange Lallican (auteur et ancien président de la commission nationale du stress à l’Andrh). Crédit photo : Christian rose

 

La Coop Bio, 20 ans de développement durable

Créée en 1993 sous forme de coopérative de consommateurs suite au regroupement de 2 groupements d’achat associatifs du Pays de Rance –Dinan - Saint-Malo, La Coop Bio s’est transformée en Société Coopérative et Participative SCOP en décembre 1995. La Coop Bio réalise aujourd’hui un chiffre d’affaires de 7 millions d’euros et fournit un emploi à 50 salariés. La coopérative vient d’ouvrir son 3ème magasin à Taden / Dinan en février 2014, créant ainsi 7 emplois supplémentaires.

Spécialisée dans le conseil et la vente de produits biologiques, l’entreprise écoute et adapte en permanence son offre aux attentes d’une clientèle locale soucieuse de sa qualité de vie et exigeante dans son acte d’achat. Véritables experts, ses équipes choisissent librement environ 16 000 références-produit en magasin et s’engagent dans des partenariats de long terme avec ses 310 fournisseurs, tous respectueux de critères environnementaux stricts.

Consciente de sa responsabilité environnementale, La Coop Bio soutient le développement de l’agriculture biologique locale. Elle privilégie les circuits courts et la relation directe. Elle respecte le cycle des saisons, réduit ses emballages en mettant en avant depuis toujours la vente en vrac et trie ses déchets. Le papier mais aussi 90 % des matériels et équipements de ses magasins sont issus du recyclage.

La Coop Bio est une entreprise citoyenne qui a pour objectif de développer des emplois qualifiés et durables permettant à ses salariés de vivre et travailler au pays. La coopérative mène une politique d’insertion professionnelle des jeunes (6 apprentis en formation) comme des seniors. Elle a recruté, par exemple, une personne de 57 ans en recherche d’emploi et signé un contrat de génération en novembre 2013.

La charte des valeurs de La Coop Bio affirme l’obligation de veiller à la santé des salariés ainsi que l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle : planning horaire modulable, 1 samedi sur 2 en famille malgré l’activité commerçante, poste avec variabilité quotidienne des tâches pour prévenir les troubles musculo-squelettiques…

Donner du sens à la coopération et faire de ses salariés des acteurs militants sont aussi des préoccupations majeures de La Coop Bio. C’est pourquoi, l’entreprise met en oeuvre des pratiques démontrant qu’il est possible d’entreprendre autrement en portant les valeurs des SCOP et de l’Economie Sociale et Solidaire : démocratie avec la règle 1 personne= 1 voix, libre adhésion au sociétariat, devoir de transparence des dirigeants, partage équitable du résultat entre entreprise/salariés/associés. Entreprise ancrée au territoire, 100 % de sa valeur ajoutée est redistribuée sur place, principalement sous forme de salaires. L’outil de travail appartient au collectif des salariés-associés avec pour finalité sa transmission aux générations futures…

Les 33 salariés qui ont plus d’un an de présence sont tous associés et détiennent la totalité du capital social. Ils s’impliquent et co-construisent les projets de la coopérative, ce qui rend les actions décidées immédiatement opérationnelles. Pour renforcer sa gouvernance coopérative, La Coop Bio va se doter d’un Conseil d’Administration à partir du 1er janvier 2015.

En résumé, La Coop Bio a la volonté d’agir au quotidien en faveur d’un développement durable fondé sur l’équilibre entre démocratie participative, viabilité économique, responsabilité sociale et protection de l’environnement.

Loi transition énergétique : La France à l'aveuglette

La France a besoin d’une vision stratégique claire et cohérente, absente de ce projet de loi.

Le projet de loi sur la transition énergétique voté mardi 14 octobre en première lecture à l’Assemblée entérine plusieurs idées précieuses. Mais ce texte ne dégage pas la vision stratégique dont l’économie française a besoin pour qu’émerge le modèle de croissance « verte » voulu par le gouvernement. Il propose des choix économiquement irréalistes.

The Shift Project (TSP), groupe de réflexion sur la transition énergétique présidé par Jean-Marc Jancovici, salue l’introduction en droit français de la notion d’économie circulaire : c’est un début…

Cibler la rénovation du bâtiment comme objectif prioritaire de la transition énergétique, en introduisant la notion de performance thermique « embarquée », que défend  TSP, est également une très bonne chose. TSP s’apprête à tester en partenariat avec plusieurs régions et grandes villes le « Passeport Efficacité Energétique », un outil qui vise à faciliter un développement massif de la rénovation du logement. The Shift Project se réjouit également du vote d’un amendement d’Europe Ecologie -  Les Verts faisant de l’objectif national de 2 litres aux 100 kilomètres la norme de référence pour les voitures. Cette initiative s’intègre à la stratégie que s’apprête à recommander le groupe de travail de TSP sur la mobilité.

Exhaustivité, clarté et cohérence font toutefois défaut à la stratégie nationale exprimée par le projet de loi.

Exhaustivité. Le gouvernement ne s’est pas attaqué à la question du pétrole, pourtant centrale dans le déploiement de solutions permettant d’atteindre l’objectif du facteur 4 d’ici 2050. Pour TSP, l’enjeu central demeure la réduction intelligente de la demande en hydrocarbures. 

Clarté. L’abandon du dispositif de l’écotaxe en plein examen du projet de loi brouille la compréhension de la démarche de l’Etat. La gratuité des autoroutes évoquée par Ségolène Royal – qui ne ferait qu’encourager le trafic autoroutier et la consommation de pétrole – ne pourrait en rien se substituer à des mécanismes de type écotaxe, qui ont fait leurs preuves dans d’autres pays, notamment en l’Allemagne. Un consensus autour du chantier immense auquel la nation doit s’atteler suppose à minima l’expression d’objectifs lisibles.

Cohérence. Le choix de ramener la part du nucléaire à 50 % de la production électrique est-il compatible avec une autre disposition du projet de loi, consistant à déployer 7 millions de bornes de rechargement pour des véhicules électriques ? Pour atteindre ces objectifs divergents, le gouvernement n’a fait aucune proposition physiquement et économiquement crédible. Et il compte sur les fruits de la croissance pour financer l’ensemble des mesures proposées, alors même que cette croissance a disparu des écrans radar en Europe depuis 2007, et que la prochaine crise financière semble se profiler à l’horizon.

A l’Assemblée, l’essentiel du projet de loi, 50 articles, a été débattu et voté dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Le long chemin qu’il nous reste à parcourir est tracé en ce moment même. Sur ce chemin pavé de bonnes intentions, la France donne ces jours-ci l’impression d’avancer par à-coups, en zig-zag, voire à l’aveuglette.

Plus d'infos : www.theshiftproject.org

 

Réforme de l'éducation : vers plus d'égalité ?

Retrouver Isabelle Jarjaille, journaliste au magazine Bretagne Durable pour sa chronique mensuelle sur Radio Laser. 

En ce mois d'octobre, Bretagne Durable s'est plongée dans la réforme des Temps d'Activités Périscolaire et s'est rendu sur le terrain pour observer sa mise en place. Bretagne Durable dresse un constat précis sur les ryhmes scolaires de vos enfants
Autre sujet abordé dans cette rubrique, une ballade sur le canal d'Ille-et-Rance.

Lien podcast de l'emission:

http://www.radiolaser.fr/Bretagne-Durable-dresse-un-constat-precis-sur-les-ryhmes-scolaires-de-vos-enfants_a12624.html