Le parc éolien de Béganne (35) est porté par des citoyens associés au sein d’une SAS. © Bégawatts

Actualités

Scandale des pesticides : les agriculteurs qui veulent renoncer à leur usage doivent être soutenus !

Par Greenpeace et la Fédération Nationale d'Agriculture Biologique 

Mercredi 3 février 2016, France 2 a diffusé une enquête édifiante du magazine Cash Investigation montrant à nouveau les effets désastreux des pesticides sur la santé publique, particulièrement celle des enfants : augmentation des cancers infantiles, anomalies de naissance, troubles hormonaux, autisme...

La France est le 1er pays utilisateur de pesticides en Europe.

Or, dans un contexte de crise agricole, un nombre croissant d’exploitants souhaite abandonner l’usage des pesticides et des engrais chimiques pour passer notamment à l’agriculture biologique, qui leur offre des perspectives économiques.

Mais les aides aux changements de pratiques, et en particulier à la conversion à l’agriculture biologique, sont aujourd’hui insuffisantes pour accompagner tous ceux qui veulent franchir le pas. Les sommes allouées sur la période 2015-2020 pour la conversion par l’Etat et les Régions seront dès cette année insuffisantes. Ainsi certaines enveloppes vont être consommées en 2 ans alors qu’elles étaient prévues pour 5 ans. Par ailleurs, les aides dites de « maintien », qui rémunèrent le service environnemental rendu par les agriculteurs bio pour la dépollution des sols, de l’air et de l’eau, sont dans certains cas menacées de suppression !

La Fédération Nationale de l’Agriculture Biologique (FNAB) et Greenpeace appellent les pouvoirs publics à soutenir prioritairement les solutions alternatives aux pesticides de synthèse et les productrices et les producteurs toujours plus nombreux qui veulent passer à l’agriculture bio. Ils doivent accompagner et amplifier cette dynamique positive pour l’agriculture, la santé publique, l’environnement, qui répond à une très forte attente des citoyens et des consommateurs, sur un marché du bio en croissance de 10% par an.

Plus d'infos :

www.greenpeace.org/france/fr/

www.fnab.org

 

Le réseau Ressort : sensibiliser les jeunes aux conduites à risque

Le réseau Ressort regroupe des animateurs de cinq communes du pays de Vannes (Damgan, Muzillac, Péaule Saint-Avé, Saint-Nolf, Surzur et Theix-Noyalo) . Créé il y a deux ans, il a pour but de sensibiliser les jeunes aux conduites à risques via des formations et des ateliers.

Voici deux ans que le réseaux Resort sensibilise les 12-17 ans aux conduites à risques. L'addiction, l'alimentation ou encore les sexualité sont des thèmes abordés.

Formation des professionnels des Animateurs

Après la nutrition et les premiers secours en 2015, cette année, le Réseau propose aux animateurs une formation à la prévention des conduites à risques. À partir d’une malle pédagogique, conçue par le Réseau, et composée de jeux de société, d’outils numériques et de vidéos... les animateurs formés se verront dotés d’outils pour mener des ateliers en maison de jeunes et faciliter, ainsi, les échanges avec les ados. Une autre thématique fera l’objet d’une formation en 2016 : les pratiques numériques.

Un bivouac sport santé

Rerssort organise aussi chaque année un « bivouac sport santé » de deux jours, dans le Morbihan. Objectif : toucher directement les adolescents. La 4ème édition aura lieu, cet été, à Damgan et verra se réunir une centaine de jeunes autour d’ateliers sportifs et de prévention. Il proposera des activités physiques et invitera les jeunes à s’interroger sur un certain nombre de pratiques et comportements à risques (qu’ils soient liés à l’alimentation, à la consommation d’alcool ou de stupéfiants) . Le tout sans moralisation et en travaillant sur l'estime de soi. 

Une nouvelle coccinelle Biocoop

Biocoop Morlaix fait peau neuve. Coccinelle a ouvert ses nouveaux locaux à Saint-Martin des Champs, près de Morlaix, jeudi 4 février. « Grâce à nos 600 m2 de surface de vente, nous avons pu ouvrir un rayon boucherie et agrandir notre offre en produits en vrac », se félicite Marie-Hélène Le Fur, la présidente du directoire de Coccinelle-Finisterra. Les déplacements dans les allées sont aussi facilités, de même que le stationnement. La direction a tenu à intégrer, au maximum de ses possibilités dans un permis de construire contraignant, des critères d'éco-construction : Fermacell et panneaux solaires thermiques entre autres. Bretagne Durable est partenaire du réseau Finisterra depuis sa création. Retrouvez nos revues auprès de ce diffuseur !

Plus d'infos
www.finisterra.fr

 

Photo :

Marie-Hélène le Fur, présidente du Directoire de Finisterra, Claude Gruffat, président de Biocoop France et Alain Paugam, directeur de Coccinelle, étaient présents lors de l'inauguration du magasin.

NDDL: Construire collectivement une alternative

Par France Nature Environnement 

Le dimanche 31 janvier 2016, la ministre de l’Écologie a affirmé qu’il n’y aurait pas d’évacuation par la force du site de Notre-Dame-des-Landes et qu’une étude des alternatives possibles à la construction d’un nouvel aéroport était en cours. France Nature Environnement, FNE Pays de la Loire, Bretagne Vivante – SEPNB, la coordination régionale de la LPO Pays de la Loire, Eau et Rivières de Bretagne et SOS Loire-Vivante - ERN France se réjouissent de cette annonce.

Pour ne pas risquer « une guerre civile à Notre-Dame-des-Landes », Ségolène Royal a affirmé qu’il n’y aurait pas d’évacuation manu militari du site du projet d’aéroport. Cette annonce de bon sens fait reculer le spectre d’un nouveau Sivens : ce drame avait été la démonstration que ce n’est pas par la force que l’Etat doit apporter une réponse à des revendications liées à un manque de transparence et de concertation dans l’élaboration d’un projet de territoire.

La ministre a interrogé la légitimité de ce projet ancien, en rappelant que la stratégie aéroportuaire de l’ouest était encore à définir. Elle a indiqué qu’une étude des alternatives possibles venait d’être commandée par elle, avec des résultats attendus dans deux mois. Il faudra sans doute prendre davantage le temps de l’analyse et de la discussion, mais une telle démarche répond à ce que demandent les opposants à ce projet depuis plusieurs années : jusque là, il ne leur a jamais été donné la possibilité d’accéder à toutes les informations techniques et économiques du projet et de confronter leurs expertises contradictoires, comme par exemple celle réalisée par l’atelier citoyen (http://www.ateliercitoyen.org).

« Ce n’est que collectivement que l’on peut sortir d’une situation de blocage telle que celle-ci » rappelle Denez L’Hostis, président de France Nature Environnement. « Le gouvernement peut compter sur l’ensemble des associations membres du mouvement de FNE pour participer à la concertation en vue de l’élaboration d’une alternative soutenable à ce projet écologiquement et économiquement dépassé. En cette journée mondiale des zones humides, l’Etat peut montrer avec la remise à plat du dossier de Notre-Dame-des-Landes que les engagements issus de l’Accord de Paris ont une réelle consistance »

Pour mieux comprendre la mobilisation contre ce projet d'aéroport, lire ici le résumé des 8 choses à savoir sur Notre-Dame-des-Landes.

Quand les pesticides menacent la biodiversité aquatique

37% des concentrations d'insecticides mesurées dans les eaux de surface en Europe dépasseraient leur Concentrations Acceptables Réglementaires (CAR). C'est ce que divulgue une récente étude scientifique de l'Institute for Environmental Sciences, de l'université de Coblence-Landau en Allemagne. Les auteurs en concluent que ces taux inquiétants représentent une menace pour la biodiversité aquatique. Soulignant au passage que la législation européenne est inefficace pour lutter contre ce type de pollution. De son côté, François Veillerette, porte-parole de l'association Générations Futures, a déclaré que « L’étude montre que dans le cadre actuel de nombreux pesticides présentent un risque inacceptable pour l’environnement aquatique et n’aurait donc pas dû à ce titre être homologués !»

Plus d'infos :

Consultez l'étude sur http://link.springer.com/article/10.1007%2Fs11356-015-5148-5

www.generations-futures.fr

Deux lauréats bretons pour le 2ème appel à projet des PTCE

Redynamiser l'économie locale en créant des emplois non-délocalisables et en s’appuyant sur l’Économie Sociale et Solidaire (ESS) : tel est le rôle des Pôles Territoriaux de Coopération Économique (PTCE). Le 14 janvier dernier, les 14 lauréats de l'appel à projet de l’État et de la Caisse des dépôts destiné à récompenser les PTCE les plus innovants ont été dévoilés. Parmi eux, deux se trouvent en Bretagne. Néo 56 encourage l'accès à l'emploi favorisé par la mixité des métiers et le PTCE Rennais pour l’innovation sociale, la construction durable et l’économie circulaire intervient dans le champs du bâtiment et du traitement des déchets. Des initiatives encourageantes pour le développement durable et solidaire des territoires. 

Plus d'infos :

www.lelabo-ess.org/14-laureats-pour-le-deuxieme-appel-a-projets-des.html