Si certains chemins sont accessibles en vélo, les sentiers de bord de mer sont généralement interdits aux bicyclettes pour ne pas abîmer la flore des zones littorales. © Y. Le Gall / CRT

Actualités

Le Bio sème sa zone

Pour cette 29e édition, la foire BioZone, basée à Mûr-de-Bretagne ce we,  s'attaque une nouvelle fois, à un vaste thème : l'eau. Comme chacun le sait, « l'eau, c'est la vie ».

Cette expression populaire suffit à montrer l'importance qu'il faut accorder à cet élément, que certains aiment à nommer « l'or bleu ». Alors, comment traiter d'un aussi large sujet en un seul week-end ? Loin de vouloir être exhaustifs, nous avons décidé d'aborder en particulier certains enjeux locaux et globaux liés à l'eau : son utilisation à la maison ou au jardin, la gestion et la distribution de l'eau potable, l’agriculture, la pêche et les ressources halieutiques, les pollutions, les relations géopolitiques...

Pour creuser toutes ces questions, nous continuons à varier les formes : conférences gesticulées, tables rondes, films, spectacles vivants, animations pratiques...

 

Les animations font (ou non) échos au thème de l’eau. À l'atelier des Mille-pattes, par exemple, dans le cœur réaménagé de la foire, les petits pourront jouer ou voyager en écoutant des contes ; les grands bricoler avec des matériaux de récup'. À la mini-ferme, tous pourront aller voir les animaux. À la biovette, vous referez le Monde ou profiterez tout simplement de l'ambiance, en sirotant un verre.

 

Enfin, n'oublions pas que la Foire BioZone, c'est aussi 230 exposants : associations, artisans, paysans, commerçants venus du Grand Ouest et de toute la France. L'occasion de trouver bons produits et bonnes informations en un même lieu. Car ne nous y trompons pas, même si les termes « Ecologie » et « Agriculture Biologique » sont aujourd'hui connus de tous _ et c'est bien la preuve que certains combats ont porté leurs fruits_ il est essentiel que nous maintenions notre vigilance.

 

C'est pourquoi nous continuons à vous proposer ce beau moment de rencontres et d'échanges qu'est BioZone. Un de ceux où on peut avancer tous ensemble, malgré les courants, les vents et les marées."           

                                                                   

Programme complet :

http://www.foire-biozone.org/images/stories/2014/flyer2014.pdf

 

Communiqué : Le 27 septembre: « Journée de la Transition Citoyenne »

Une centaine d'évènements locaux attendus partout en France

> Le Collectif pour une Transition Citoyenne initie une Journée de la transition citoyenne, le samedi 27 septembre, à travers toute la France. Ce sera une vitrine pour montrer ce qui se fait localement et attester de la pertinence et des avantages que peut générer une transition portée par les citoyens et les citoyennes en termes d'emploi, d'économie, de qualité de vie et de liens sociaux retrouvés. Plus d'une centaine d'évènements sont attendus pouvant aller d'une journée porte ouverte sur une réalisation exemplaire à l'organisation d'une grande fête avec des stands nombreux témoignant que le changement est bien là, à la portée de tous.

Une occasion formidable de rassembler les initiatives locales et d'amplifier le mouvement de la transition

> L'idée de refonder notre société sur des bases plus respectueuses de l'humain et de la nature commence à être entendue. Cette transition est un gros chantier dont la réalisation souffre de la dispersion des acteurs. C'est pourquoi, fortes de 10 à 30 années de bonnes pratiques chacune dans leur domaine, les structures qui composent aujourd'hui le Collectif font alliance pour mutualiser leurs expériences et faire raisonner les bonnes pratiques citoyennes. Le collectif invite les citoyens à déployer concrètement la transition dans les territoires, au plus près des problèmes et des acteurs. Cet automne, l'action va porter principalement sur la sensibilisation d'un public plus large.

> Il est déjà possible de prendre connaissance des événements prévus sur cette carte : http://www.transitioncitoyenne.org/27septembre2014-journees-transition/

Un coup d'envoi marqué par la campagne « Moi citoyenne, moi citoyen, je m'engage… », incitant chacune et chacun à changer ses habitudes

> Lancée dès le 1er septembre, cette campagne sera présentée de manière ludique à partir d'un slogan dynamique et mobilisateur. Adressée au plus grand nombre, c'est une invitation, à prendre un engagement concret pour changer un aspect précis et librement choisi de son mode de vie (alimentation, consommations, déplacements, responsabilité dans la société, etc.). Les engagements citoyens seront recueillis symboliquement sur un site Internet dédié, avec photos, commentaires et vidéos. Ce site sera lancé fin août.

Pays de Morlaix : une nouvelle monnaie arrive !

Le projet de monnaie locale complémentaire du pays de Morlaix prend de l'ampleur. Initiée en 2012 et portée par l'Adess de Morlaix, l'initiative se développe grâce à un réseau d'acteurs qui s'étoffe peu à peu. A ce jour, près de 30 professionnels disent être prêts à accepter la future devise. Un soutien crucial pour cette initiative de développement durable et solidaire, dont la monnaie devrait être mise en circulation d'ici juillet 2015.

Quand la monnaie n'est pas seulement un instrument financier, elle permet de redynamiser l'activité économique de la région ! « Le projet de monnaie locale complémentaire (MLC) a déjà reçu le soutien d'une trentaine de commerçants et d'associations du Pays de Morlaix » affirme Maïwenn Inizan, en charge du projet monnaie locale à l'Adess Morlaix. Depuis peu, une carte des acteurs professionnels intéressés par la future devise, est d'ailleurs accessible sur le site internet du projet. Une fois mise en circulation, les adhérents pourront donc échanger des euros contre cette MLC. Ils auront ensuite le loisir de dépenser leur argent chez les commerçants partenaires. Autre avantage, même si cette monnaie reste dépendante des fluctuations des cours monétaires, elle n'est pas soumise à la spéculation.

A travers cette nouvelle devise, l'Adess encourage donc les échanges locaux et solidaires, et soutient les professionnels investis dans une démarche éthique et éco-responsable. « A terme, on espère réunir au moins une cinquantaine de commerces intéressés par l'utilisation de cette monnaie » complète Maïwenn Inizan. Une dizaine de bénévoles ont également adhéré à l'association Monnaie locale Morlaix, créée en 2013, pour soutenir le projet. « Nous avons également près d'une centaine de sympathisants, non adhérents, mais prêts à rejoindre l'aventure » ajoute Maïwenn Inizann.

Une monnaie pour servir le développement local

L'atelier d'art La Dilettante, le salon de coiffure Natur'en tête ou encore le bar Ty Coz, les profils des partenaires potentiels sont divers et variés. Mais la motivation est identique... Comme en témoigne Carole Gaudaire, de l'atelier d'art la Dilettante : « En tant que citoyenne-commerçante, j’adhérerai à cette initiative car c'est un formidable outils de développement local et solidaire ! ». En effet, étant utilisable uniquement chez les commerçants du coin, la monnaie locale privilégie les circuits courts et l'économie de quartier. En outre, les euros échangés contre de la monnaie locale, non utilisée, seront placés. Ils serviront à financer des projets éthiques de développement durable et solidaire. « Cette monnaie va être un véritable activateur de lien social ! » conclut Maïwenn Inizan.

Plus d'infos :

www.monnaiepaysdemorlaix.wordpress.com/

Zoom sur... les monnaies locales complémentaires

Aujourd'hui, plus d'une quinzaine de monnaies locales complémentaires existent en France métropolitaine. Six devises locales se sont développées ces dernières années sur le territoire breton : l'Heol à Brest, la sardine de Concarneau, le galleco rennais, etc. Certifiées par la Banque de France, ces monnaies alternatives sont légales et existent sous forme de billets. Le taux de change correspond à 1euro = 1 unité de monnaie locale.

Plus web :

Retrouvez d'autres articles dédiés à la monnaie locale complémentaire sur le site de notre partenaire Eco-bretons :

www.eco-bretons.info/

(c) Maïwenn Inizan

Interceltique : des bénévoles au service du développement durable

L'Irlande sera à l'honneur de la 44e édition du festival Interceltique de Lorient. Du 1er au 10 août, les musiques et les danses folkloriques celtes investiront à nouveau la ville. Des milliers de festivaliers sont attendus pour profiter des animations de rues, expositions artistiques et autres soirées concerts. Cette année encore, les 1200 bénévoles, fidèles au poste, sont bien décidés à faire de cet événement un éco-festival exemplaire !

Aujourd'hui, ce sont près de 700 000 visiteurs et spectateurs qui viennent profiter des quelques 120 spectacles et des 4500 artistes, à l'affiche du festival Interceltique de Lorient (Fil). Créée en1970, l'association du festival encourage et promeut la musique et la culture bretonne auprès du grand public. Devenu un véritable lieu de rendez-vous pour les artistes celtes du monde entier, le festival accroît sa réputation d'année en année.. Mais la vraie richesse du Fil, comme l'explique Amandine Dubreuil, en charge du développement durable et solidaire sur le festival, « ce sont ses 1200 bénévoles, qui viennent chaque année donner de leur temps et de leur énergie pour faire de ces 10 jours un moment unique ».

Permettre l'accessibilité pour tous

Pour cette nouvelle édition, le FIL s'engage à faciliter l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap. Tarifs réduits, boucles magnétiques pour les malentendants, rampes mobiles, les actions mises en place sont nombreuses. Une nouvelle page web leur est entièrement consacrée pour permettre aux personnes concernées de trouver plus facilement les informations. Un engagement qui s'inscrit dans la continuité de ceux pris depuis 7 ans par le FIL en tant que signataire de la charte des festivals bretons engagés dans une démarche de développement durable et solidaire. Depuis les actions en faveur de la protection environnementale et sociale se sont ainsi multipliés : tri sélectif, toilettes sèches, gobelets réutilisables, etc.

Être bénévole durable ?

« Au départ, une quarantaine de bénévoles se dédiaient explicitement aux questions de développement durable lors du festival », rappelle Amandine Dubreuil. Maintenant, ils sont près de 60 à travailler sur les thématiques de prévention des risques, accueil des personnes en situation de handicap, sensibilisation au tri sélectif et l'Espace solidaire. « Ce sont des bénévoles de tous les âges, qui sont particulièrement motivées par les actions concrètes mises en place par le FIL », confirme Amandine Dubreuil. Cette année, l'équipe accueille même un écossais et deux allemands ! Une ouverture qui rayonne à l'international.

Plus d'infos :

www.festival-interceltique.com/

(c) Michel Renac. Légende : sensibilisation au tri sélectif.

Communiqué de Presse - Semences paysannes : encore un effort Mesdames et Messieurs les Parlementaires !

Aiguillon le 24 juillet 2014

Le Réseau Semences Paysannes se félicite des quelques portes entre-ouvertes par la Loi d'Avenir Agricole pour les semences paysannes. Depuis vingt ans, chaque vote sur les semences offrait un « carton plein » au lobby semencier, contre les aspirations des français qui réclament une vraie défense de la biodiversité cultivée et alimentaire menacée de disparition par les lois semencières. Un changement est-il en train de s'amorcer dans la continuité de la récente loi d'interdiction de culture des maïs OGM ?

Le Parlement a en effet reconnu le droit élémentaire des agriculteurs d'échanger leurs propres semences. Malheureusement, ce droit reste encore soumis à l'agrément des Groupements d'Intérêt Économique et Environnemental (GIEE) donné par des commissions où les multiplicateurs et les vendeurs de semences industrielles qui dominent la « profession » agricole risquent d'être largement majoritaires : accepteront-ils de bon gré que des paysans s'organisent pour ne plus acheter leurs semences chaque année ?

Le Parlement a aussi commencé à limiter la portée des brevets sur le vivant : ils ne s'appliqueront pas en cas de contamination accidentelle d'un champ ou d'un lot de semences. Mais qu'adviendra-t-il si un agriculteur informé d'une telle contamination veut utiliser sa récolte comme semence, par exemple pour sélectionner et conserver ses variétés locales ? La présence du caractère breveté ne sera plus accidentelle, mais intentionnelle. Sera-t-il traîné devant les tribunaux comme un vulgaire malfaiteur ?

Le Parlement a enfin rétabli la limitation de la réglementation des semences à son seul objet : la production et la vente de semences commerciales. Contrairement à ce que voulait imposer l'ancienne majorité, les agriculteurs pourront continuer à utiliser leurs semences de ferme et paysannes sans que les normes de la réglementation du commerce ne puissent les en empêcher. Mais la loi sur les Certificats d'Obtention Végétale de 2011, qui vise à interdire les semences de ferme ou à les taxer de royalties reversées à l'industrie, n'est toujours pas abrogée.

Le Réseau Semences Paysannes remercie toutes les organisations du collectif Semons La Biodiversité et tous les parlementaires qui ont œuvré pour gagner ces quelques avancées. Mais il les appelle à ne pas s'arrêter en chemin et à rester mobilisés pour obtenir la pleine reconnaissance des droits inaliénables des agriculteurs de conserver, d'utiliser, d'échanger, de vendre leurs propres semences et de les protéger des contaminations génétiques comme de la biopiraterie.

Semences Paysannes

Bout du monde : fête de l'environnement ?

Le festival du Bout du monde posera à nouveau ses valises sur la presqu'île de Crozon, du 1er au 3 août prochain. Niché dans l'étendue verte de la prairie de Landaoudec bordée par la mer, le festival a été élu par le public « Plus beau cadre », fin 2013. Par respect pour son site exceptionnel, l'organisation du festival poursuit cette année encore ses efforts en faveur de la protection de l'environnement.

Pour sa 15e édition, le Bout du monde affiche une programmation variée, aux senteurs d'ailleurs... Du chanteur Breton Miossec à Ayo, auteur-compositeur allemande, d'origine nigériane, les nationalités et les genres se mélangent pour créer une fois de plus cette identité propre au festival finistérien. Outre ces moments musicaux enchanteurs, se cache une mécanique bénévole bien rodée. « Près de 1600 bénévoles se tiennent prêts à accueillir, dans les meilleures conditions possibles, les 60 000 personnes attendues » explique Marie Clavier de l'organisation du festival. Un accueil qui s'est d'ailleurs engagé à gérer de manière éco-responsable le site naturel de Landaoudec, situé en plein Parc naturel régional d'Armorique.

« Depuis ses débuts, le festival suit une démarche active de protection environnementale et sociale » déclare Marie Clavier. Un engagement qui a été réaffirmé en 2008, par la signature de la charte du Collectif des festivals bretons engagés dans une démarche de développement durable et solidaire. Chaque année, les actions concrètes en faveur de la protection environnementale se multiplient– toilettes sèches, tri sélectif, gobelets réutilisables, etc. « Nous réduisons le plus possible notre impact environnemental, ajoute Marie Clavier. Et nous profitons de la popularité du festival pour sensibiliser le public à la consommation responsable, la réduction des déchets, etc. ». Cette année, une campagne d'affichage sera d'ailleurs mise en place aux alentours du site. Elle permettra de communiquer sur le tri des déchets et les bonnes pratiques, respectueuses des autres festivaliers et de l'environnement.

 

En 2014, quoi de neuf dans la prairie ?

En continuité de l'action Oh my Godet ! initiée l'année dernière, le Bout du Monde encourage la réutilisation des gobelets en plastique et met fin aux gobelets siglés. « Nous souhaitons éviter la tendance au collector et la surproduction des gobelets, qui sont contre-productifs vis-à-vis de nos efforts de recyclage » justifie Marie Clavier. Des points « retour gobelets » seront ainsi installés à l'entrée du site et sur le camping du festival. Pour la première fois, une filière de recyclage des gobelets abîmés sera également mise en place. Les déchets seront ensuite traités par la société brestoise Eco action plus. « Cela représente près de 600 gobelets par an », détaille Marie Clavier. Un pas de plus en faveur du développement durable.

Plus d'infos :

www.festivalduboutdumonde.com/

Bout du monde 2013 : quelques chiffres sur l'opération Oh my godet !

Chaque année, plusieurs milliers de gobelets réutilisables ne sont pas retournés aux festivals bretons, soit 25 000 par an selon le Bout du Monde. L'opération Oh my godet ! lancée en 2013 par le Bout du monde, permettait aux festivaliers d'échangés soit 1 ticket boisson contre un gobelet non siglé, soit 2 tickets boissons contre l'un des 9000 gobelets sérigraphiés à l'édition 2013. A la fin du festival, la moitié de la somme obtenue a été reversée à une association de protection de l'environnement, soit 7200 euros. Au total, 6 000 gobelets siglés ont été vendus durant les trois jours de festival, ce qui a permis d'améliorer de 25% le nombre de gobelets déconsignés par rapport aux autres années.

(c) Bruno Pélican